Attentat du marché de Noël à Strasbourg : le procès de dix minutes d'effroi s'ouvre ce jeudi | TF1 INFO

LCI - 28/02
[VIDÉO] Le procès de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, perpétré le 11 décembre 2018, se tient du jeudi 29 février au vendredi 5 avril à Paris.Cette attaque de dix minutes, qui a sidéré l'Alsace et le reste de la France, avait fait cinq morts et 11 blessés.Plus de cinq ans après cette soirée de terreur, quatre hommes vont comparaître pour leur rôle dans l'attaque perpétrée par Chérif Chekatt, abattu par les forces de l'ordre après 48 heures de traque. - Attentat du marché de Noël à Strasbourg : le procès de dix minutes d'effroi s'ouvre ce jeudi (Police, justice et faits divers) - TF1 INFO

Le procès de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, perpétré le 11 décembre 2018, se tient du jeudi 29 février au vendredi 5 avril à Paris.
Cette attaque de dix minutes, qui a sidéré l'Alsace et le reste de la France, avait fait cinq morts et 11 blessés.
Plus de cinq ans après cette soirée de terreur, quatre hommes vont comparaître pour leur rôle dans l'attaque perpétrée par Chérif Chekatt, abattu par les forces de l'ordre après 48 heures de traque.

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Attentat de Strasbourg : le suspect Cherif Chekatt abattu par la police

Il avait tué cinq personnes froidement, en dix minutes à peine, en plein marché de Noël. Le procès de l'attentat de Strasbourg, survenu en décembre 2018, s'ouvre, jeudi 29 février, à Paris, en l'absence de l'assaillant, Chérif Chekatt, un homme radicalisé abattu par la police au terme de 48 heures de traque. Cinq ans après, quatre hommes vont comparaître pour leur rôle dans l'attaque, qui avait aussi fait 11 blessés.

Le soir du 11 décembre 2018, au gré de ses déambulations dans les rues du centre de la capitale alsacienne, Chérif Chekatt avait surgi et ouvert le feu sur des passants, en criant "Allah Akbar", avant de prendre la fuite. Il avait pu être localisé dans le quartier du Neudorf, grâce aux informations d'un chauffeur de taxi, Mostafa Salhane, qui l'avait pris en charge dans son véhicule juste après l'attentat.

Ce dernier, remarquant que le terroriste était blessé, avait réussi, profitant d'un moment d'inattention, à le laisser au bord de la route avant d'avertir la police. Avec son signalement, les forces de l'ordre avaient pu identifier le meurtrier, un multirécidiviste de 29 ans, condamné vingt fois en France pour des faits de droit commun et fiché S pour radicalisation islamiste. Traqué, il avait été tué dans un échange de tirs avec des policiers. Le lendemain, l'attentat avait été revendiqué par le groupe État islamique. Une revendication opportuniste, selon les enquêteurs, malgré une vidéo d'allégeance à Daech retrouvée à son domicile.

La qualification terroriste retenue pour un seul des quatre accusés

Les investigations menées par la suite avaient conduit à mettre en examen cinq hommes soupçonnés d'avoir, à des degrés divers, permis la fourniture d'armes, dont un revolver du XIXe siècle utilisé lors de l'attaque, à Chérif Chekatt. Tous ont été renvoyés devant la cour d'assises spéciale de Paris, mais une disjonction a été ordonnée après une expertise médicale pour l'un d'eux, âgé de 84 ans, son état ne lui permettant pas d'être présent aux débats, notamment en raison de leur durée. Il pourrait être jugé, seul, ultérieurement.

La qualification terroriste n'a finalement été retenue que pour Audrey Mondjehi, un ancien codétenu de Chérif Chekatt, le seul des accusés qui soit toujours en détention provisoire. Cet accusé de 42 ans sera jugé pour complicité d'assassinats et de tentatives d'assassinat, notamment sur personnes dépositaires de l'autorité publique, le tout en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste.

Un rôle indispensable dans la fourniture d'une arme.
Ordonnance des juges d'instruction

Selon l'ordonnance des juges d'instruction, dont a eu connaissance l'AFP, il a joué "un rôle indispensable dans la fourniture d'une arme" à l'assaillant en le mettant en contact avec ceux qui lui ont vendu des armes, alors qu'il "ne pouvait ignorer, voire qu'il partageait, tout ou partie des convictions radicales de Chérif Chekatt". "Il ne doit pas être un exutoire à la peine des victimes et ne doit pas être condamné parce que Chérif Chekatt n'est pas là", observe son avocat, Me Michaël Wacquez. "Il ne faudrait pas que ce soit le coupable idéal alors qu'il n'a rien fomenté dans un cadre terroriste." Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Âgés de 34, 37 et 39 ans, les trois autres accusés, soupçonnés d'avoir participé d'une manière ou d'une autre à la fourniture d'armes, devront pour leur part répondre d'association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes. Ils encourent dix ans d'emprisonnement. Aucun élément n'a permis d'établir qu'ils avaient eu connaissance du projet terroriste, selon les magistrats.

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Selon Mostafa Salhane, le chauffeur de taxi devenu président de l'Association des victimes d'attentats, le Fonds de garantie des victimes du terrorisme a reconnu 90 victimes directes des faits commis par Chérif Chekatt. "Les parties civiles sont satisfaites que ce procès se tienne enfin", assure Me Claude Lienhard, avocat de plusieurs parties civiles. "L'instruction a été perçue comme très longue. Il y a la crainte que ce soit un procès low cost par rapport à d'autres procès d’attentats car...
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